Smic, abandon de poste, participation au CPF… ce qui va changer pour les salariés en 2023

La réforme de l’assurance chômage, la revalorisation du Smic, l’amendement sur la participation au CPF dans le budget 2023… autant de mesures qui devraient changer les choses pour les salariés en 2023.

Du nouveau en 2023 pour les salariés ? Réformes, budget et inflation ne seront pas sans conséquence et la plus immédiate sera sans doute la revalorisation du salaire minimum. 

Hausse du Smic

Après avoir augmenté de 0,9 % en janvier 2022, de 2,65 % en mai 2022, puis de 2,01 % en août 2022, le Smic augmentera à nouveau de 1,81 % au 1er janvier 2023. « Soit une hausse de 6,6 % sur un an », a communiqué le gouvernement, après la publication du décret officiel validant cette nouvelle revalorisation.

Concrètement, cela représente une hausse de 106,16 € brut par mois, ce qui porte le salaire net, sur la base de 35 heures par semaine, à 1 353 €. Soit un gain de 24 € par mois.

Abandon de poste

Un abandon de poste, c’est lorsqu’un « salarié qui quitte son poste de travail sans autorisation de l’employeur ou qui s’absente de manière prolongée ou répétée sans justificatif pendant ses heures de travail », indique le site du service public. La plupart du temps, cette situation débouche sur un licenciement, permettant au salarié d’accéder aux allocations-chômage.

Avec la nouvelle réforme de l’assurance chômage, en date du 21 décembre, « une présomption simple de démission est instaurée en cas d’abandon de poste volontaire du salarié et de mise en demeure de l’employeur de reprendre le travail restée infructueuse », indique le texte. En d’autres termes, un salarié qui déserte ne sera plus licencié pour faute mais considéré comme démissionnaire, ce qui le prive de ses droits au chômage.

Refus de CDI

Autre nouveauté portée par la réforme de l’assurance chômage et la loi travail, celle de la fermeture des droits au chômage pour les personnes en CDD qui refusent à deux reprises un CDI sur un an « sur un même emploi, le même lieu de travail et avec un salaire au moins équivalent », précise le texte.

Participation au CPF

« Afin d’assurer une meilleure maîtrise des dépenses liées au compte personnel de formation (CPF), un amendement du gouvernement a posé le principe d’une participation des salariés au financement de leurs formations », indique le site Vie publique. Cet amendement a été déposé le 10 décembre dans le cadre du débat sur le projet de loi de finance 2023.

Les modalités exactes devront être précisées mais l’amendement indique queles demandeurs d’emploi seront exonérés de cette participation, pour « ne pas pénaliser les titulaires de CPF qui ont le plus besoin d’une formation ». 

Source : https://www.midilibre.fr/

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